L'affacturage en chiffres

Les statistiques clés du factoring
L'affacturage en chiffres

L'affacturage, que l'on peut également retrouver sous le nom de factoring, est une solution financière de plus en plus populaire auprès des entreprises du monde entier. Cette méthode de financement offre aux sociétés, la possibilité d'améliorer la trésorerie et ainsi que ses flux de manière plus efficace. Cependant il n'est pas toujours évident de comprendre l'impact de l'affacturage sur les entités commerciales, c'est pourquoi nous vous proposons à travers ce guide d'analyser et de constater les chiffres clés de l'affacturage.

Les chiffres du marché de l'affacturage

Au cours des dernières décennies, l'affacturage s'est montré comme un levier financier majeur aux entreprises. Pour le monde, la production en 2020 a été de 365,4 milliards d'euros, « soit le montant le plus élevé jamais atteint sur une année », souligne le rapport annuel de l'Association française des sociétés financières (ASF).

Cela représente une hausse de 12,9 % par rapport à 2020, mais surtout, cela dépasse de 4,5 % la production de 2019, le précédent record. On peut expliquer cette ascension fulgurante entre autres par la prise de conscience généralisée de l'importance d'une bonne gestion de la trésorerie, et ce dans tous secteurs d'activités, quel que soit la taille de l'entreprise.

Pour la France leader dans le domaine, elle a connu une brusque chute du chiffre d'affaires de l'affacturage en 2020 au début de la crise sanitaire. Cependant, depuis 2021, le marché du factoring a retrouvé sa vitalité. Au premier semestre 2021, les factors ont pris en charge 174,2 milliards d'euros, comparé à 152,7 Md€ au cours de la même période en 2020, ce qui représente une augmentation significative de +14,1% en un an.

La production a atteint un niveau record en 2021, et cette tendance s'est confirmée en 2022. Actuellement, 32 000 entreprises françaises ont recours à l'affacturage, une solution de financement qui a vu son activité chuter en 2020 en raison de la concurrence des prêts garantis par l'État.

En 2021, le rebond du factoring a été si fort qu'un niveau d'activité record a été atteint, avec 73 050 000 nouvelles créances prises en charge pour un montant total de 364,9 milliards d'euros, selon le rapport annuel de l'Association française des sociétés financières (ASF) publié en septembre 2022.

Après une légère baisse au cours du premier trimestre 2021, l'activité n'a cessé de progresser au cours des trois trimestres suivants, enregistrant une hausse de 12,8% par rapport à 2020 et de 4,3% pour 2019. Au premier trimestre 2022, on observe une croissance de 17%. Le marché de l'affacturage bénéficie du dynamisme de l'activité internationale avec une hausse de 22,4% par rapport à 2020, stimulé par plusieurs facteurs favorables en 2021.

Cela inclut le besoin de financement à court terme des entreprises pour reconstituer leurs stocks face à la reprise de l'activité, ainsi que le remboursement des prêts garantis par l'État, laissant place à un nouveau besoin de trésorerie. La croissance s'explique également par la progression de l'inflation, entraînant des factures plus élevées et un encours supérieur. Historiquement, les périodes de crise ont favorisé l'essor de l'activité d'affacturage, compensant le recul du financement bancaire.

La remarquable augmentation observée indique également l'efficacité de l'affacturage en tant qu'outil financier stratégique, permettant d'optimiser la gestion de trésorerie et de stimuler la croissance des entreprises, indépendamment de leur secteur d'activité, de leur ancienneté ou de leur taille.

Cette évolution suggère que l'affacturage pourrait potentiellement transformer la manière dont les transactions financières sont menées, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives et opportunités pour les entreprises en France. Cette tendance à la hausse promet de redéfinir les dynamiques financières au sein du paysage des affaires, créant ainsi de nouvelles perspectives et opportunités stimulantes pour les entreprises françaises.

Les secteurs bénéficiaires du factoring

L'affacturage, que l'on pensait autrefois réservé à un unique domaine d'activité et au plus grandes entreprises ou à celles en faillite, a étendu son champ d'action et s'est, au fil des années, démocratisé de manière significative.

L'observation des chiffres démontre clairement que le factoring s'est étendu de manière significative à différents domaines d'activité tels que l'industrie manufacturière, les services de transport, les technologies et même le domaine de la santé.

Aujourd'hui, tout secteur d'activité a un accès facile à l'affacturage. En 2020, selon l'IFG (International Factors Group), les secteurs qui ont le plus eu recours à l'affacturage étaient principalement l'industrie manufacturière, avec 29 % de l'utilisation totale, suivi du secteur du transport avec 18 %, et les services avec 12%.

En 2023, nous constatons une forte demande des secteurs du transport encore une fois, mais aussi de l'intérim. Cette diversification de secteurs d'activité témoigne de la démocratisation et de la polyvalence croissante de l'affacturage en tant qu'instrument de gestion financière.

Les différents taux de pénétration de l'affacturage selon les pays

Il existe des disparités dans l'adoption de l'affacturage entre les pays, on peut constater avec les chiffres de l'IFG que 13% des entreprises françaises utilisent l'affacturage contre seulement 8% pour les sociétés allemandes, cela peut s'expliquer par une combinaison de divers facteurs.

On peut notamment prendre en compte la maturité du marché financier, les économies avec des marchés plus développés offrant souvent aux entreprises un accès plus aisé à diverses formes de financement.

Ces disparités peuvent également s'expliquer par les différentes pratiques commerciales mises en place dans les pays, mais aussi par la taille des entreprises et leur stabilité économique. Les réglementations gouvernementales peuvent jouer un rôle clé dans ces différences d'accès au factoring.

L'affacturage en France en 2025 : 439,4 milliards d'euros de créances

Les statistiques les plus récentes montrent que le marché français continue de progresser, mais à un rythme désormais plus modéré. D'après l'Association française des sociétés financières (ASF), les factors ont pris en charge 439,4 milliards d'euros de créances en 2025, contre 431,4 milliards en 2024, soit une hausse de 1,9 %.

Ce chiffre confirme que l'affacturage est devenu un outil courant de financement du poste clients. Il n'est plus seulement utilisé lorsqu'une entreprise rencontre une tension de trésorerie : il sert aussi à accompagner la croissance, absorber des délais de paiement longs et sécuriser les encaissements.

En 2025, les sociétés d'affacturage ont traité environ 87,8 millions de créances. À fin décembre, elles comptaient 30 515 entreprises clientes. Le nombre de clients recule légèrement alors que les volumes progressent, ce qui montre que les entreprises déjà équipées utilisent davantage le factoring et que les sociétés de taille importante prennent une place croissante dans le marché.

Au premier trimestre 2026, l'activité française a légèrement reculé de 0,3 % par rapport au premier trimestre 2025. Ce mouvement traduit davantage un tassement après plusieurs années de hausse qu'un retournement du marché.

Production, encours et nombre de clients : comment interpréter les chiffres ?

Les statistiques de l'affacturage sont parfois difficiles à lire car plusieurs indicateurs coexistent. Le plus souvent cité est la production. Elle correspond au montant total des créances prises en charge pendant une période, et non au montant réellement avancé aux entreprises.

La production mesure les factures prises en charge

Les 439,4 milliards d'euros annoncés pour 2025 additionnent les créances cédées au cours de l'année. Une ligne d'affacturage peut donc financer successivement plusieurs générations de factures. C'est la raison pour laquelle ce montant est beaucoup plus élevé que l'encours constaté à une date donnée.

L'encours donne une photographie à un instant précis

À fin 2025, l'encours net des créances à recouvrer s'élevait à 66,1 milliards d'euros, en hausse de 1,7 % sur un an. Cet indicateur correspond aux créances encore présentes dans les comptes des factors à la date de clôture.

Le nombre de clients ne dit pas tout sur la taille du marché

Le marché peut progresser même si le nombre d'entreprises utilisatrices reste stable ou diminue légèrement. Une PME qui double son chiffre d'affaires, une ETI qui étend son programme ou un groupe qui met en place un contrat paneuropéen peuvent fortement augmenter les volumes sans créer de nouveau client statistique.

L'international et les ETI prennent une place croissante

La croissance du marché français vient aujourd'hui en grande partie des opérations internationales. En 2025, l'affacturage domestique représente environ 270,3 milliards d'euros, un niveau pratiquement stable. L'affacturage international atteint en revanche 169,1 milliards d'euros, en progression de 5 %.

Le mouvement est encore plus net à l'export : les créances prises en charge atteignent 36,4 milliards d'euros en 2025, soit une progression de 14,4 % sur un an. Pour les entreprises exportatrices, l'affacturage permet de financer les délais accordés aux acheteurs étrangers et, selon les contrats, d'associer financement, recouvrement et couverture contre l'insolvabilité.

Les TPE et PME restent très majoritaires en nombre. Les données détaillées disponibles à fin 2024 montrent que les entreprises réalisant moins de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires représentent environ 92 % des clients des factors.

La répartition des encours est toutefois très différente. Les entreprises de 50 millions à 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires ne représentent qu'environ 8 % du nombre de clients, mais concentrent près de 45 % des encours. Cela montre combien l'affacturage s'est également imposé comme un outil de financement pour les ETI.

Le marché mondial de l'affacturage approche 3 900 milliards d'euros

À l'échelle mondiale, le factoring représente un marché considérable. Selon FCI, le volume mondial a atteint environ 3 894 milliards d'euros en 2024, contre 3 791 milliards en 2023, soit une progression de 2,7 %.

Sur longue période, l'affacturage affiche une croissance soutenue. Son développement accompagne l'augmentation des échanges B2B, l'allongement des chaînes d'approvisionnement et la recherche de solutions de financement directement adossées aux ventes.

Pour conclure, l'affacturage a finalement émergé comme une solution financière essentielle aux entreprises, leur offrant un moyen efficace d'améliorer leur trésorerie et leurs flux. Ses chiffres témoignent de l'efficacité de sa démocratisation au travers les différents secteurs d'activités.

FAQ : comprendre les chiffres de l'affacturage

Les statistiques du factoring sont souvent reprises sans expliquer précisément ce qu'elles mesurent. Voici les réponses aux questions les plus utiles pour les interpréter correctement.

1. Quel est le volume du marché français de l'affacturage en 2025 ?

Les factors membres de l'ASF ont pris en charge 439,4 milliards d'euros de créances en 2025, soit une progression de 1,9 % par rapport à 2024.

2. Les 439,4 milliards d'euros correspondent-ils aux avances versées ?

Non. Il s'agit du montant total des créances prises en charge au cours de l'année. Le montant effectivement avancé dépend du pourcentage de financement prévu par chaque contrat.

3. Combien d'entreprises utilisent l'affacturage en France ?

L'ASF recensait 30 515 entreprises clientes à fin décembre 2025. Ce chiffre correspond aux entreprises ayant conclu un contrat d'affacturage.

4. Pourquoi le nombre de clients baisse-t-il alors que le marché progresse ?

Parce que les entreprises déjà utilisatrices peuvent céder davantage de créances. La croissance des ETI et des grands programmes d'affacturage augmente aussi les volumes sans nécessairement augmenter le nombre de contrats.

5. Quelle différence existe-t-il entre production et encours ?

La production additionne les créances prises en charge pendant l'année. L'encours correspond aux créances restant à recouvrer à une date précise. Fin 2025, l'encours était de 66,1 milliards d'euros.

6. Quelle part du marché français est internationale ?

En 2025, les opérations internationales atteignent environ 169,1 milliards d'euros sur 439,4 milliards au total, soit près de 39 % de la production.

7. L'affacturage export progresse-t-il ?

Oui. Les opérations à l'export ont atteint 36,4 milliards d'euros en 2025, en hausse de 14,4 % par rapport à 2024.

8. Les TPE et PME sont-elles les principales utilisatrices ?

Oui en nombre de contrats. Les entreprises de moins de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires représentent environ 92 % des clients selon les données détaillées à fin 2024.

9. Quelle est la taille du marché mondial de l'affacturage ?

FCI estime le marché mondial à environ 3 894 milliards d'euros en 2024, en progression de 2,7 % sur un an.

10. Une hausse de l'affacturage signifie-t-elle que les entreprises vont mal ?

Non. L'affacturage peut répondre à des tensions de trésorerie, mais il est aussi utilisé pour financer la croissance, absorber les délais de paiement, sécuriser les ventes et optimiser le besoin en fonds de roulement.